4. AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

VISION

En 2050, plus aucun sol n’est artificialisé au détriment des sols agricoles, forestiers et naturels. La densification douce se fait par la rénovation, à partir du bâti existant, via la division des logements, leur extension, leur mutualisation (partage chronotopique, par exemple) et une plus grande mixité des fonctions.

Les citoyen·ne·s ont saisi l’occasion de co-construire avec les mandataires de nouvelles manières d’habiter, convaincu·e·s de la nécessité de vivre dans des endroits facilement connectés au reste du monde en transport en commun, à vélo et à pied.

En 2030, les strates des différentes époques dans nos lieux urbanisés et ruraux sont devenues, au même titre que la nature, notre « marque de fabrique », qui fait émulation dans d’autres régions et pays. Les grand·e·s acteur·rice·s de l’immobilier ont travaillé sur leurs perceptions vis-à-vis de la réutilisation et de la rénovation profonde des bâtiments

Il·elle·s se sont laissé·e·s gagner par le bien-fondé financier, environnemental et social de la rénovation et de la restauration. Les éléments naturels et bâtis, anciens ou simplement antérieurs à un projet, sont enfin respectés. Ce ménagement du territoire a rendu les centralités attractives, conviviales et accessibles, via le soin et l’attention portés aux aménités existantes, à l’épanchement des cours d’eau, au maintien et au développement d’îlots de fraîcheur, d’espaces verts qualitatifs, d’espaces naturels protégés, avec un focus sur la désimperméabilisation de l’espace public. L’amélioration spectaculaire des infrastructures de mobilité active et collective a permis à chacun·e de réinventer sa mobilité. Libérées d’une circulation jusque-là asphyxiante, les rues et places respirent et retrouvent de nouveaux usages conviviaux.

En redonnant de la place à la nature, aux sols et à l’eau, les cycles naturels (carbone, azote, phosphore, eau) se sont rétablis et participent pleinement à la résilience du territoire et au bien-être de ses habitant·e·s animaux et humains. La Wallonie est reconnue pour sa qualité de vie.

MESURES PHARES

A) Mettre en œuvre le freinage de l’étalement urbain et de l’artificialisation des sols notamment via les schémas de développement communaux (SDC)

B ) Sanctuariser les zones non urbanisables du plan de secteur, en particulier les zones agricoles et forestières

C) Adapter le territoire pour faire face au dérèglement climatique et à l’effondrement de la biodiversité

D) Soutenir l’attractivité et l’accessibilité des centralités en les consolidant et en y intégrant une infrastructure verte de qualité

E) Se doter d’outils de gestion des stocks de terrain disponibles et d’indicateurs objectifs et uniformisés du taux d’occupation des parcs d’activités économiques (PAE)

F) Valoriser le « déjà-là » : maintenir, réutiliser, rénover, transformer le bâti existant et privilégier le recyclage foncier (réutilisation prioritaire des terres déjà artificialisées, dont les friches)

FACT

57-PEB-F

57 % DES WALLON·NE·S SONT FAVORABLES À AFFICHER UN OBJECTIF DE ZÉRO ARTIFICIALISATION DES TERRITOIRES (BÂTIMENT, ROUTES, INFRASTRUCTURES, ETC.) À L’HORIZON 2030 EN AUGMENTANT PROGRESSIVEMENT LE NIVEAU DE CONTRAINTE LÉGALE À LA CONSTRUCTION EN-DEHORS DES AGGLOMÉRATIONS (ENQUÊTE DEDICATED DANS LA REVUE IMAGINE – NOVEMBRE 22)

CHIFFRES CLÉS

11-territoire

Part du territoire wallon qui est déjà artificialisée

DÉVELOPPEMENT DES MESURES