En 2050, la société est profondément démocratisée. Face aux problématiques environnementales complexes auxquelles nous faisons face, les gouvernements cherchent à développer une sagesse collective en mettant en place des approches participatives et collaboratives efficientes avec les citoyen·ne·s et pour les citoyen·ne·s. Collectivement, la société est ainsi capable de développer une compréhension commune des enjeux et de prendre en compte tous les besoins pour produire des bénéfices inclusifs à long terme.
Les processus participatifs et collaboratifs jouent des rôles multiples : conseiller les dirigeant·e·s, élu·e·s ou non ; les obliger à rendre des comptes, informer et conseiller les citoyen·ne·s (lors des élections par exemple) ; (r)éveillés les citoyen·ne·s sur leur pouvoir d’influence et d’impact sur les décisions qui les concernent … bien au-delà du changement de comportement individuel ; faciliter la co-construction et la mise en œuvre de solutions inclusives, transversales, etc.
La culture de la démocratie est telle que la transparence des décisions prises par les élus, l’accès à l’information et aux données publiques et l’intégrité des décideurs sont garanties.
Les gouvernements recherchent activement des formes de co-création avec toutes les parties concernées. L’attitude consistant à considérer les citoyen·ne·s comme des consommateur·rice·s de produits et de services a cédé la place à un partenariat ouvert et transparent avec les partenaires sociaux et les entreprises, mais aussi avec les organisations de la société civile, les groupes de volontaires et les citoyen·ne·s. Les autorités reconnaissent qu’une démocratie qui fonctionne bien n’est pas la somme des individus/consommateur·rice·s mais un écosystème dans lequel les citoyen·ne·s participent, se mobilisent, se regroupent et s’engagent pour résoudre les défis environnementaux auxquels nous sommes confrontés.
Outre leur rôle propre dans la transition socio-écologique, les pouvoirs publics jouent en la matière le rôle de catalyseur et de facilitateur des initiatives prises par d’autres acteur·rice·s (entreprises, société civile, citoyen·ne·s, etc.) sans récupération ni mise en place de barrières bureaucratiques excessives.
La légitimité des initiatives susmentionnées provient de l’idée que tout le monde a le droit de prendre l’initiative. Ici, ainsi que dans les processus de prise de décision publique au sommet, les pouvoirs publics garantissent la réalisation de l’intérêt général par un large débat sur les choix importants qui a lieu longtemps avant que les décisions ne soient prises. Toutes les personnes impliquées et concernées sont activement mobilisées, sans exclure celles qui votent en défaveur en favorisant le débat et la contradiction et l’innovation grâce à une facilitation professionnalisée.