AMÉLIORER L’ENVIRONNEMENT POUR PRÉSERVER LA SANTé

VISION

De nombreuses actions bénéficient à la fois à la santé et à l’environnement : la mobilité active, une alimentation riche en fruits et légumes et peu carnée, la présence d’espaces verts…

Les expositions aux pollutions affectent de manière disproportionnée les groupes socialement défavorisés et vulnérables de la population. Qu’il s’agisse de la qualité de l’air, de l’accès à une alimentation végétalisée et équilibrée, de l’accès aux espaces verts, de la qualité des logements, de l’exposition au bruit : tous ces facteurs péjoratifs de santé publique se concentrent dans les quartiers plus précaires.

La priorité doit être donnée aux approches préventives ciblant les publics et quartiers vulnérables (jeunes enfants, familles monoparentales, bénéficiaires d’aides sociales…). La mise en œuvre d’actions à l’échelle scolaire est un bon moyen à l’échelle communale d’améliorer la qualité de l’environnement et de la santé touchant tous les enfants de l’école.

Dans cette partie, nous reprenons donc certaines mesures clés pour améliorer la santé de vos concitoyen·ne·s

CHIFFRES CLÉS

0 €/an/habitant·e
  • La pollution atmosphérique représente un poids pour les systèmes de soins de santé. Elle coûte à chaque citoyen·ne environ 1.285 euros par an.
0 wallons
  • Le bruit quotidien émis par le trafic routier expose environ 660 000 Wallons à des niveaux sonores jugés néfastes pour la santé (LDEN > 55dB(A)).

MESURES PRINCIPALES

La commune peut donc améliorer les enjeux de santé et d’environnement en :

  • développant l’accessibilité à de la mobilité active (cfr Mobilité) ;
  • mettant en place des mailles apaisées dans les cœurs de ville : zone 20, sonomètres en lien avec le concept de zones bas danger développé dans la partie mobilité (cfr Mobilité) ;
  • orientant les déploiement des espaces verts prioritairement dans les zones les moins végétalisées et les plus précarisées, en appliquant le principe 3-30-300 qui consiste à viser que chaque citoyen·ne doit avoir vue sur trois arbres depuis chez lui/elle. Dans chaque quartier, 30 % du territoire doit être couvert de vert en été (toiture végétalisée, espaces verts, bande enherbée, canopée des arbres, etc.) et chaque habitant·e doit être à moins de 300 m d’un espace vert. (cfr Biodiversité, lien à la nature, forêt et chasse) ;
  • adhérant au réseau européen des « Villes-Santé », qui promeut notamment une bonne planification urbaine avec suffisamment de verdure, une bonne gamme de transports en commun et des centres-villes à faible trafic ;
  • plan de développement durable santé et environnement dans les écoles:
    • Mise en place de rues scolaires (cfr Mobilité) fermées à la circulation des véhicules motorisées (exemple, la commune de Braine-le-Comte), lorsque les aménagement le permettent. Des actions de sensibilisation, ou de science citoyenne autour de la pollution atmosphérique avec les parents de l’école permettent d’améliorer l’acceptabilité de ces mesures. (cfr Mobilité) ;
    • cantines scolaires durables: améliorer l’accès à une alimentation végétalisée, biologique et locale à la cantine (repas végétarien moins cher), financer l’installation de fontaines à eau, retirer des distributeurs de snacks et soda, prioriser des projets de restauration rapide aux abords des écoles à haute qualité nutritionnelle (bar à soupe, saladerie, etc.) (cfr Agriculture et alimentation) ;
    • encourager l’usage de matériaux scolaires durables: sobriété dans les demandes de matériel, bourse aux fournitures scolaires d’occasion en début d’année, ouvrages scolaires en seconde main, utilisation de papier recyclé, opération boite à tartine et gourde (en inox), encourager le choix de matériaux sans perturbateurs endocriniens (limiter les colles époxy, la vaisselle en mélamine, les ustensiles en plastique…) (cfr Soutenir les initiatives économiques circulaires, sociales et solidaire) ;
    • lieux publics de la petite enfance (école, crèche) ou visités par des personnes vulnérables (malades, femmes enceintes, etc.) libres de pollution chimiques (perturbateurs endocriniens, pesticides, etc.) ;
    • encourager les sorties scolaires de proximité, ayant recours à des moyens de transports actifs (à pied, location de vélo…) (cfr Aménagement du territoire et bâtiments privés et publics) ;
    • encourager les initiatives du types “école du dehors” et encourager les sorties “nature” et plein air (cfr Biodiversité, lien à la nature, forêt et chasse) ;
    • innover et investir dans des solutions de mobilité scolaires, comme des ramassages à vélo ou les vélos cargo 8-10 places pour les sorties scolaires récurrentes (gymnastique, piscine, etc.), des rangs encadrés, etc. ;
    • verduriser les cours de récréation, doubler le temps moyen passé en extérieur