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9.5 Améliorer la qualité de l’air intérieur

Par ailleurs, la pollution de l’air intérieur est souvent plus élevée que celle de l’air extérieur. Or nous y passons près de 90 % de notre temps. Le choix des matériaux de construction, des équipements, des produits de nettoyage, la ventilation, etc., ont une grande incidence sur cette qualité de l’air intérieur. L’exposition aux substances chimiques domestiques (formaldéhyde notamment), aux particules fines, ainsi qu’aux moisissures, à l’humidité provoque un risque accru d’asthme, d’allergies, de cancer du poumon, et autres maladies respiratoires et cardiovasculaires. Toutes ces expositions sont aggravées dans les logements accueillant des publics plus précarisés (problème d’humidité, chauffage moins performant, proximité de grands axes routiers, etc.).

 

ACTIONS

a) Renforcer le rôle des SAMI (Service d’analyse des milieux intérieurs) : il s’agit d’un service financé par les provinces, permettant, sur prescription médicale, d’analyser les polluants présents à domicile. Le souci est qu’une fois le diagnostic posé, les solutions sont maigres pour faire réhabiliter un logement insalubre et les familles se trouvent contraintes de quitter leur logement.

b) En Irlande, les ménages dont la santé est impactée par la mauvaise qualité de leur logement peuvent bénéficier d’un accompagnement afin de diagnostiquer l’origine des problèmes et d’une prise en charge financière des travaux par les autorités en fonction de certains critères (notamment de revenus). Cette deuxième étape devrait également être mise en place dans notre Région.

  • Renforcer le réseau SAMI existant.
  • Mise en place de solution financière d’aide à la réhabilitation des logements si difficultés financières.
  • Outiller davantage les médecins pour identifier les situations où l’intervention d’un SAMI est pertinente.

c) Renforcer l’intégration de la qualité de l’air intérieur dans les actions en matière de performance énergétique des bâtiments

  • Encourager l’utilisation de matériaux et produits sains (biologiques) pour la rénovation.
  • Encourager l’isolation thermique respirante (qui permet l’aération du lieu de vie).

d) Faire bénéficier les ménages ayant recours à des combustibles particulièrement problématiques pour la qualité de l’air intérieur (pétrole lampant, notamment) d’un accompagnement prioritaire pour assurer la rénovation énergétique de leur logement.

Renforcer l’information des citoyens sur les moyens de prévenir les problèmes liés à l’humidité et aux moisissures dans les bâtiments, et sur les contaminations chimiques de manière générale. Des outils d’information existent (notamment les outils développés par Espace Environnement disponibles sur le site santé-habitat.be, ou les outils développés par l’asbl Ecoconso), mais il est nécessaire de renforcer leur déploiement auprès des citoyens. En outre, les projets menés spécifiquement auprès des écoles (projet Ad’air écoles, achat de détecteurs de CO2, réalisation d’animations sur la qualité de l’air, etc.) mériteraient d’être étendus.